Et que tes yeux sont caressés par la lumière
Quand tu te promènes dans le jardin
Et que tes sens s’enivrent de fragrances saisonnières
Quand tu marches triste ou bien serein
Et que ta voix balbutie une prière
Quand le ciel de sa plume d’airain , ébauche nos destins
Et que ton âme s’abreuve de sa pitance journalière
Remercie le Ciel et rend grâce à la providence et au destin
Le cours du bonheur , n’est paré ni de soie ni enguirlandé de satin

Ainsi semble être la nature des choses
De continuels débuts , d’éternelles fins et d’innombrables pauses
Des accès , des brèches , ou des voies closes
On s’arrête , on s’empêtre puis on recompose
On accroît , on amplifie ou on amoindrit et on adoucit la dose
On compose alors en prose ; entre la vérité et la réalité , entre le morose et le grandiose
Tel semble t’il être l’état des choses


